Personnages fictifs

Lundi 3 décembre 2007
Ce personnage a été crée pour un forum où la lutte des religions est fondamentale. Petit brieffing sur l'histoire :
La religion a toujours causé un nombre incalculable de conflits. Certains dus à des déités guerrières avides de de puissances, et d'autres à des divinités qui n'aspiraient qu'au contraire. Cependant, ici bas dans ce monde devenu chaotique et haineux, les idéologies ont fini par prendre trop de place. Et tout a dégringolé...

Autrefois, à une époque pourtant suffisamment proche pour qu'on on puisse s'en souvenir clairement, les guerres éclatèrent. La terre devint non pas un lieu de bonheur et de justice, mais bien un monde rongé par la guerre et le mal, un monde déjà baigné dans le sang de ceux qui avaient péri pour une cause qu'ils croyaient juste. Et cette cause, c'était la gloire de leur divinité. Encore aujourd'hui, il nous est impossible d'évaluer la valeur monstrueuse des morts dans n'importe quel camp. Pourtant, aveuglés par leur foi, les fervents croyants continuèrent à s'entretuer, transformant ces guerres saintes en une série de boucheries cauchemardesques. qui atteingnirent une ampleur dont on aurait jamais imaginé qu'elle put être possible.

C'est alors qu'il se passa l'évènement qui allait basculer le cours des choses. parmi les milliers de guerriers croyants voulant le triomphe de leur religion, un homme prit la décision de changer les choses. Il s'agissait du sire Kelmar de Kabadjios, qui allait bientôt devenir le plus grand conquérant de l'histoire.

D'abord uniquement entouré de ses alliés les plus proches, Kelmar ne tarda pas à rallier nombre de nouveaux compatriotes à sa Guilde nouvellement créée, Les Fidèles du Kabadj. Créé au nom du lieu qui avait vu naître le sire de Kabadjios, ce groupe finit par prendre une ampleur telle que bientôt, il n'y eut plus personne pour réussir à s'imposer face à l'oeuvre de Kelmar. Guidé par une foi innébranlable et un charisme des plus fabuleux, celui-ci rallia tellement d'alliés à sa cause qu'il n'y eut en fin de compte rien d'autre que la religion qu'il avait instaurée, et ce après uniquement huit années aussi glorieuses qu'incroyables.

Toutefois, aussi totale que fut la réussite de Kelmar, une épine dans son pied subsistait. Au sein du peuple qui était devenu le sien, nombre de gens disaient à mi-voix leur aversion envers la religion de Kelmar, religion trounée en totalité vers un dieu unique et tout puissant, ne laissant ainsi aucune place à d'autres religions qui auraient été considérées comme hérétiques. Dès qu'il eut vent de cette rumeur, Kelmar veilla à prendre les mesures qui s'imposaient dans son esprit. Tous ceux qui refusaient les croyances de leur maître furent éxécutés sans aucune forme de procès, que ce soit par la pendaison sur les places publiques, ou par le biais d'assassinats dissimulés sous couverture. Les non-croyants comprirent rapidement leur intérêt à fuir l'emprise de Kelmar, aussi cette période est-elle relatée aujourd'hui comme la Fuite des Excommuniés. Car c'est ainsi qu'ils furent nommés: les Excommuniés. Le tout pour avoir renié plus que clairement la religion du kabadj, la religion de leur maître.

Pendant une seule et unique année, des centaines de personnes de tous les gens quittèrent le territoire contrôlé par Kelmar, et se rendirent au seul endroit propoce à acceuillir une telle masse de population : La Vallée des Trois-Cols. Entourée par d'épaisses chaînes de montagnes habitées par nombre de créatures sans nom, cette vallée principalement composée de vallons et de fréquentes zones boisées représentait et représente encore l'un des rares endroits innaccessibles à l'empire encore puissant créé par Kelmar. De cet endroit caché, les Excommuniés finirent par devenir nombreux, tous maintenant mus par leur haine éternelle envers celui qui les a poussés à la clandestinité.

Encore aujourd'hui, cette guerre des religions persiste sur la terre de Gareck. De père en fils, l'empire de Kelmar reserra son emprise sur ses sujets, devenant au fil du temps perverti par l'appat du gain et par ses supposés nobles à la Cour du royaume. Portés sur le plans militaires, les Fidèles du kabadj créèrent de nouvelles races d'humains, alors que la même chose se produisait chez les Excommuniés mais par mélange génétique, non par manipulations rituelles cachées au fond des temples du Kabadj, devenus de véritables cryptes avec les siècles. Les Excommuniés continuent de prêcher leur religion, celle des trois dieux créateurs, contre celle du dieu unique du Kabadj. Avec les temps, les Indépendants son apparus, ne prônant aucune religion en particulier. Pourchassés eux aussi par les Fidèles du Kabadj, mais pourtant rejetés par les Excommuniés, ces gens athés tâchent de survivre avec leurs décisions et les moyens qu'ils ont.

Certains prétendents, qu'après plusieurs millénaires d'existance, l'ombre maléfique de Kelmar rôde encore sur ce monde, mais rien n'est moins sur. Malgré tout, même si les dynasties de croyant en la religion de Kelmar se sont succédés, il reste toujours un doute, terrible, de voir un jour repparaître le barbare sans nom possible de Kelmar...

Mais aujourd'hui, dand ce monde religieux dévasté, que ferez vous? Que choisirez vous?





~Tes yeux, où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L'or avec le fer~

I) Identité :

∆) Nom: Yzis
∆) Prénom: Nova
∆) Surnom: No'
∆) Âge: 19 ans


II)Descriptions
∆) Physique:
Nova est douce. Belle, gracile, et douce... Elle en semble fragile à se briser. Sa peau blanche comme la nacre, comme si elle n'avait jamais été exposée aux rayons du soleil, ne fait que renforcer son apparence en lui donnant un air grêle, menu, elle semble toujours être une enfant effrayée par tout. Avec ses yeux qui font semblant de vous regarder, car ce sont bien des yeux d'aveugles, il est difficile de résister à la pitié devant la frêle personne qui se trouve devant vous. Vous ne savez pas vraiment pourquoi, mais, tant elle semble faible, que vous avez envie de la protéger jusqu'au dernier souffle. Or, Nova n'est pas faible.

Elle est même tout le contraire d'une personne faible. Car bien que tout dans son apparence exprime une extrême chétivité, Nova est cependant aussi puissante et capable de se défendre que n'importe qui d'autre. Peut-être même plsu, car son visage doux et attendri ne laisserait pas penser qu'elle puisse être capable de se battre. Sa cécité rajoute encore a sa faiblesse. Beaucoup de ceux qui croyaient facilement venir à bout de Nova ont rapidement déchantés. Car sous son corps fluet se trouve une véritable armature de muscles puissants et souples, prêt à répondre à n'importe quelle solicitation de la part de Nova. Ces muscles sont totalement invisibles, bien que parfois, certaine courbures de son corps (des bras et du buste surtout) peuvent laisser à penser que Nova possède un solide système musculaire.

Ses yeux d'aveugles. Un des points les plus étranges et les plus attrayants de sa personnalité. Ces yeux immenses magnifiques, ne reflétant que le néant, étant vitreux comme les yeux glauques des morts. Ces yeux immenses, lui mangeant presque le visage, semblent la dévorer de l'intérieur. Ils sont si démesurés par rapport au reste de sa figure, qu'ils en occupent bien la moitié. Alors, comment faire semblant de les ignorer, eux qui vous fixent attentivement depuis les limbes noires de la cécité ? Car même si Nova est aveugle de naissance, elle semble dépasser cette barrière qu'est l'aveuglement, en laissant voir à sa place son âme et ses oreilles. Elle est aussi parfaitement capable de se repérer dans un lieu inconnu d'elle, et ce, seule.

Elle a de long cheveux roses, un peu passé il est vrai, mais tout de même magnifiques qui coulent majesteusement sur de fines épaules, et qui descendent jusqu'a sa taille, serrée en général par un corset, qui parvient malgré tout à mettre en valeur sa fine poitrine. Ces cheveux féeriques sont comme la cascade de la vie, indomptables, et si magnifiques quand ils croisent le reflet lumineux du soleil, astre tout-puissant du jour. En cet instant, ils brillent de mille feux, et le rose se mèle à l'argent, pour former un délicieux mélange de beauté subtile. Quelques mèches lui retombent sur le visage, parfois, et elle doit les en écarter avec des mains semblables en beaucoups de points à des araignées, fines, souples, et agiles...

∆) Morale:
Libre. Un mot. Un seul. Mais qui résume parfaitement Nova. Elle est libre. Mais vraiment libre, comme aucun humain ne peut être libre sur cette terre. Car elle n'a que faire des lois et des règlements. De toute façon elle les a toujours détestés. Elle n'a jamais pu suivre une consigne : il fallait toujours qu'elle en fasse qu'a sa tête, comme bon lui semble. Car à travers les lois, c'était autre chose qu'elle méprisait : l'autorité. Tout comme elle rejette la religion, elle ne peut supporter que quelqu'un d'autre qu'elle prenne des décisions la concernant. Elle s'est déjà faite arrêtée à cause de sa liberté d pensée. Les gens n'aiment pas qu'on leur montre qu'ils sont dans l'erreur...

Elle ne déteste pas la religion, comme d'autres athées, mais la méprise tout simplement, comme si c'était une bête inférieure. Car il est facile d'éprouver de la haine pour son adversaire (surtout pour celui qui vous persécute!) mais il est beaucoup plus difficile d'essayer de le comprendre, de saisir la raison qui les ont poussées à l'acte, afin d'entrevoir sa réaction dans le même cas qu'eux. Car Nova est persécutée par cette question : "Qu'aurais-je fais à sa place ?" Cette interrogation la poursuit souvent, et c'est pour cela qu'elle ne peut haïr la religion, car elle se dit que peut-être, elle aurait fait la même chose que tous ces fanatiques, si elle avait été à leur place...

Quand aux croyants, il est rare qu'elle leur adresse seulement la parole... Lorsqu'elle les croise, elle aurait plus de considération pour un insecte que pour eux... Elle n'arrive pas à comprendre comment ils en sont arrivés là. Car elle est intimement persuadée que tous les dieux, qu'ils soient du Kabadj ou pas, ne sont que foutaises inventées par les prêtres afin d'asseoir leur pouvoir sur la crédule population... Car oui, c'est cela qu'elle croit : que les dieux ne sont qu'une invention humaine afin de contrôler le peuple. Seuls les plus développés peuvent comprendre la supériorité des athées.

Non qu'elle se croit supérieure aux autre, elle serait même de tempérament plutôt humble, mais elle sait qu'elle a quelque chose de plus que le reste des mortels. Cette étincelle de liberté peut-être. Ou alors ce refus du joug des puissance supérieures, qu'elle soit dans le domaine des humains où des dieux. Car Nova est libre ! Oui ! Tout comme l'air, elle ne tient pas compte des limites, va partout, fait ce qu'elle veut, où elle veut, quand elle veut. Elle est LIBRE !!!


III) Histoire :
∆) Histoire:
Des cris. Des hurlements de douleur. Des larmes de souffrance. Des dents jointes par la haine. Des poings fermés prêts à taper. Des sursauts, tels des spasmes, animant un corps chétif, au ventre maternel. La naissance de Nova fut extrêmement douloureuse. Sa mère ne survécu d'ailleurs pas. Elle périt dans la boue, après avoir légué le souffle de la vie à sa fille, Nova, dont la première sensation fut celle d'un froid immense, et de se noyer. Car sa mère était pauvre, et rejetée de tous, vivant dans la rue, de la bonne pitié des être qui daignaient lui faire l'aumône. Le cadavre de la mère resta longtemps là, avec ente ses jambes écartés une enfant braillarde qui hurlait dans la boue, encore attaché à sa mère par le cordon...

Toute la vie de Nova pourrait presque être résumée à cet accouchement. Des choses faisant souffrir anormalement, un peu comme une torture élaborée, que l'on répugne presque à faire, mais qui donne un résultat sublime. Seulement... on y risque sa vie...

Elle-même ne sait pas comment elle a survécu. En tout cas, à présent, elle vit, et ne se pose pas plus de questions. L'important, c'est de savoir où on va, pas d'où on vient. Sinon... On se plonge dans les souvenirs, et pas dans le combat que l'on doit tous réussir contre la Vie et ses malices, son sadisme, et son injustice. Regarder en avant, pas en arrière. Seuls les vieux et les infirmes peuvent se permettre de se souvenir d'Antan, quand tout allait mieux. Mais pas les nouvelles générations. Trop d'enjeux reposent sur elles, et il est impossible qu’elles baissent les bras en se plongeant dans les annales de l'humanité. Foncer tête baisser, défoncer tout, regarder où l'on est après. Telle est la politique de Nova.

A partir du moment que l'on vit, tout est plus facile. Ce sont seulement les premiers mois qui sont difficiles. Une fois que l'on sait se battre, courir et voler, tout est plus facile... Beaucoup plus facile... A tel point qu'on se demande pourquoi tout le monde ne fait pas cela...

Une enfance rurale, solitaire, passée à braver l'endurance des adultes. Pas d'amours à l'adolescence, uniquement la solitude. Voler, toujours voler. Nova ne sais presque faire que cela. De toute sa vie, c'est la chose qu'elle a le plus réussi. Personne n'est plus expérimenté qu'elle dans le vol et ses multiples techniques, que se soit à l'étalage, où par la force pure. Pendant ces années de solitude, d'ignorance de la moindre éducation, Nova est presque redevenue à l'état sauvage. La chevelure toujours en sueur, le visage maculé de taches, elle était dans son enfance, un véritable démon. Mais elle n'y pouvait rien, car jamais un miroir —réservé pour les plus riches— ne lui avait montré l'étendue de sa laideur. Elle s'est plusieurs fois regardée dans une flaque boueuse, mais jamais elle n'a comprit que c'était d'elle qu'il s'agissait...

Pourquoi vivre en fait ? Pour la puissance ? Pff ! Tant d'Hommes y on laissé leur âme. Pour la joie de vivre ? Mais à quoi se résume la vie en fait ? On mange des kilos de nourriture, on dort, et on meurt... Pour l'Amour ? Peut-être. Le seul problème, c'est que Nova ne connaît pas l'amour...

Finalement, Nova s'est tournée vers le pouvoir. Elle avait 16 ans lors de l'accession de Kelmar (= roi tyrannique qui iterdisait toute religion autre que la sienne) au pouvoir. Elle avait commencée à se cultiver en apprenant à lire toute seule, en volant quelques livres par-ci par-là. Puis, sa quête du savoir était devenue maladive, et elle volait tous les livres qu'elle pouvait trouver. Bientôt, son retard sur les autres enfants de son âge était totalement rattrapé, aussi étrange que cela puisse paraître. Avant le début du pouvoir du Kabadj (=religion extrémiste qui voulait l'éradication des autres. Relativement jeune), pressentant que tout cela allait mal tourner, elle s'était enfuie de la Cité, pour aller vivre à l'Extérieur. Là, elle avait croisé d'autres gens, qui, comme elle, fuyaient l'influence néfaste de Kelmar. La guenon était disparue pour laisser la place à une sublime jeune femme —belle, musclée, cultivée, et redoutablement intelligente— qui se porta spontanément à leur tête, dirigeant avec aisance le troupeau de têtes humaines qui ne croyaient en rien. Tout comme elle... Malheureusement, elle était devenue aveugle peu de temps après, ses yeux magnifiques ravagés par une maladie inconnue s'étant à jamais fermés aux couleurs du ciel et de la terre...
Par Guersande
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 25 novembre 2007



† Nom †
Phoen

† Prénom † Ariane

† Surnom † Ri'

† Sexe † Féminin

† Âge † 20 ans

† Statut † Soignante (assistante de l'infirmière)

† Orientation sexuelle † Encore vierge, avec dans la tête toutes les illusions du romantisme .


† Description physique † Dans l'eau, de grands yeux noirs la regardent fixement, avec une intensité et une attention difficiles à soutenir. Ses yeux. De grand yeux marrons, qui seraient presque banals sans la flamme qui brûle ardemment dans ces deux océans placés au centre d'un visage presque parfait. Cette flamme, c'est la flamme de la Vie, de la Joie, mais aussi de la Douceur. Car en regardant ses yeux, il est difficile de ne pas se sentir en sécurité, tant ils reflètent la bonté d'Ariane, sa gentillesse. Mais parfois ces yeux se voilent d'un reflet d'acier, et vous n'avez plus en face de vous l'aimable créature qui vous parlait d'une voix douce, mais une combattante prête à donner jusqu'à son dernier souffle dans le combat. Ces yeux, on le lui dit souvent, son comme deux miroirs sur son âme...

        L'eau se trouble, sûrement à cause d'un gamin, voulant montrer que c'est bien lui qui fait le plus de ricochets. Un instant, Ariane ne distingue plus de sa silhouette qu'une masse floue, se gondolant au rythme des ondulations de la surface aquatique. Il s'agit d'une silhouette assez élancée, fine, plutôt grande pour une femme. C'est elle. Jamais elle n'aurait crû un jour avoir cet aspect-ci. Dans sa jeunesse, elle s'en souvient encore, elle n'était qu'une gamine boutonneuse, qui excitait les rires cruels de ses camarades avec sa masse énorme. Mais en grandissant, elle était devenue peu à peu légère, aérienne. Belle. A présent, elle était belle. Elle ne le savait pas, mais ceux qui la croisaient dans la rue ne pouvaient s'empêcher de se retourne, se serait-ce qu'une fraction de seconde pour voir cette élégante dame qui s'éloignait d'eux. Et les anciens petits garnements se mordaient bien les doigts d'avait été si méchants avec ce qui était devenue une sublime créature...

        Enfin, son reflet cesse d'être agité. Elle peut de nouveau distinguer ses traits dans le mirroir si poétique de l'élément primordial : l'eau. De grands cheveux d'un noir de jai, dru, et impossible à coiffer. Il poussent comme cela, en pointe, sans qu'elle puisse rien y faire. Malgré tout elle aime bien cette chevelure rebelle, au toucher si soyeux. En effet, si vous passez a main dans les cheveux d'Ariane, vous aurez l'impression de la passer dans du coton. Il sont si doux, et sentent si bon... Un mélange de rose, de jasmin, et d'une odeur particulière qui est celle d'Ariane. Ces cheveux sont envoûtants parleur beauté, leur parfum, leur façon de pousser, indépendants de toute volonté. Ils sont un peu comme ces jardins abandonnés, où la Nature a repris ses doit, et fait pousser les plantes n'importe comment, celon le bon vouloir de la Vie.

        Puis, en descendant, on trouve un merveilleux petit nez, minuscule. Comme la plupart de ses traits, il semble avoir été dessiné avec la plus grande délicatesse, la plus grande attention. Sur la même ligne, on trouve de petites oreilles, ou sont suspendues en permanence deux croix chrétiennes, en compagnie d'un ou deux percings. Il est souvent difficile de discerner son oreille gauche, en permanence cachée sous une masse de cheveux. Si Ariane cache si jalousement cette oreille, c'est parce qu'elle a tété horriblement mutilée, lorsqu'elle était jeune. Elle se souviendra toute sa vie durant de la douleur qui l'avait envahie ce jour-là. Si son père n'était pas intervenu pour tuer le chien qui était devenu complètement fou, peut-être ne serait-elle plus de ce monde. Mais si elle avait gardé la vie, elle avait irrémédiablement perdue une oreille, ainsi qu'une partie de son visage. On lui fit faire une greffe de peau, que l'on peut voir uniquement grâce à deux minuscules cicatrices sous la mâchoire, presque invisibles. Mais pour l'oreille mutilée, on ne put qu'ajouter une immonde prothèse en plastique blanc...

        Enfin, vient une bouche, assez mince, aux lèvres décolorées, presque aussi pâles que celle d'une morte. Cette bouche s'égaye parfois d'un sourire, découvrant des dents à l'ivoire parfait. Cette bouche ressemble à deux pétales de rose, cachant un coeur d'une blancheur aussi pur que la nacre. Car Ariane est bien pure ; jamais ces deux pétales n'ont éprouvé la passion torride d'un amour langoureux. Jamais ses yeux ne se sont posés avec amour sur quelqu'un. Non qu'elle veuille mener une vie d'ascète, parsemée de privation. Tout simplement, elle n'y a jamais pensé.

        Puis, vient un cou, un cou que Ariane abhorre pour sa grandeur. Il lui donne l'impression d'être si démesurément grand ! Alors elle tente de le cacher avec un foulard pourpre, qu'elle noue autour du cou, pour tenter de masque quelque peu cette partie de son corps qui lui fait si honte. Parfois, elle y accroche aussi un collier, un collier de perles, qu'elle tient de sa mère. Elle tient à ce bijoux comme à la prunelle de ses yeux : c'est la dernière chose que sa mère lui a donné, alors qu'elle était sur son lit de mort. Elle ne le porte seulement pendant les grandes occasions, où quand son âme est emplie de nostalgie, cette douce tristesse qui vous prend parfois, sans que vous sachiez pourquoi...

        L'eau ne se trouble plus. Calme, le fleuve continu son chemin, indifférent à la douleur des hommes. Ariane se relève lentement de la balustrade à laquelle elle s'était accoudée. Puis, elle s'en va, lentement, vivre de nouveau sa vie.


† Description mentale † Profondemment troublée par la mort de son frère, où plutôt par son assassinat, Ariane a failli devenir folle. Mais son esprit, dans un ultime spasme, en a décidé autrement. Elle s'est battue, elle a lutté corps et âme contre cette bête qui menaçait d'envahir son corps, cette bête ignomineuse nommée Folie. La première fois qu'elle a vu le pensionnat Osaaki, elle a pensée à se suicider. De toute façon que lui restait-il ? Rien. De plus, tout le monde la croyait déjà perdue. Alors... mourir ou vivre pour soi-même... Mais, malgré tout, c'est une combattante, qui aime parier avec la vie. Alors elle a décidé que non, elle ne se laisserait pas abattre, elle qu'elle allait défendre chèrement sa vie. Elle tient ses dons de son père biologique, et de celui que toute sa vie durant, elle a nommé père, sans jamais connaître la vérité, sombrant trop tôt dans ce qu'ils appelèrent la démence. Elle a la passion du jeu, des paris, ce sentiment qui ressemble à une religion pour le hasard. Un de ses habitudes lorsqu'elle a une décision capitale à prendre, est de la jouer à pile ou face. "Le plus difficile dans avec volonté, c'est de ne et pas en avoir..." C'est ce détachement qu'elle prône, ce détachement de la Vie, car la Vie est pour elle un jeu.

Mais elle a aussi une soif de liberté, cette soif qui la pousse à en découdre avec tout ceux qui osent l'emprisonner. Cela peut paraître complètement opposé à la foi qu'elle voue au hasard, mais il n'en est rien. En effet, c'est lorsqu'elle lance cette pièce qui décideras de son destin qu'ele se sent la plus libre, car c'est elle qui choisit le cours du destin, et non le destin qui décide du cours de sa vie.

Si en cet instant, elle est toujours à Ossaki, ce n'est pas parce qu'on l'a forcé. Jamais elle n'a fait quelque chose parce qu'elle le devait. Elle le faisait parce qu'elle le voulait. Si elle avait voulu quitter Osaaki, elle l'aurait fait, sans aucune hésitation. Peut-être aurait-elle passée sa vie entière à tenter une évasion, mais si telle était sa volonté, elle n'aurait pas hésité une seule seconde. Car Ariane est plus obstinée que tout. Un fois qu'elle à choisit la dirction à suivre, jamais elle ne dévie, ne serait-ce que d'un pouce du chemin qu'elle s'est tracé.

Mais la ténacité n'est pas son seul trait de caractère. Ariane est naturellement douce, maternelle. C'est pour cela qu'elle est adorée des enfants, qui voient en elle une seconde mère. Même si Ariane est encore pure, elle connaît les joies que peuvent apporter les enfants. Au lycée, son occupation favorite était degarder les frères ou les soeurs de ses amies. Parfois, elle passait plus de temps avec eux qu'avec ses camarades. Ce profond attachement au gens, Ariane le tient de sa mère, cette déesse qu'elle adorait. Elle a été bouleversée par sa mort, et encore aujourd'hui, les plaies douloureuses de son coeur sont encore saignantes. C'est pour cela qu'elle aime prendre soin des gens, qu'elle aime les soigner du mieux qu'elle peut, car elle refuse de les voir souffrir autant qu'elle.

Elle a aussi le merveilleux don de comprendre les gens. Il suffit que quelqu'un se trouve en face d'elle pour qu'aussitôt, elle sache ses pensées, ses intentions. Personne ne lui cache un secret bien longtemps. Les gens, sont, au premier abord, déstabilisés par cette clairovayance, qui appartient presque au domaine de la divination, tant elle sait viser juste dans ses prévisions. Mais ensuite, il n'en sont que plus rassurés, et peuvent parler à Ariane comme à une confidente, à coeur ouvert, sachant parfaitement qu'il est inutile de cacher quelque chose. Parfois ce don lui attire des ennuis, des personnes effrayées la traitant de sorcière. Mais cela a aussi servit à la sortir des pires situations, en lui permettant de connaîtres les intentions de ses ennemis. Ariane, est un peu, grâce à ce don divin, la confidente universelle, celle qui inspire confiance, à qui on lègue toutes ses angoisses, ses peines.

Car Ariane inspire confiance, une profonde confiance, à tous les gens qui la voient. Comment se méfier de cette femme qui vous regarde avec des yeux si doux ? Comment se méfier de cette femme qui vous écoute calmement, sans vous interrompre, et vous répond avec une sagesse digne des plus grands ? Car, peu de gens le savent, mais l'écoute est la qualité la moins répandue sur cette terre. Le plus souvent, on se contente de parler, parfois dans le vide, le plus souvent à des murs, passionnés uniquement de leurs égo, qu'il faut flattée pour être écouté. C'est pour cela qu'Ariane inspire confiance, car elle n'est pas comme la majorité des gens. Ariane n'est pas comme cela : elle ne juge pas. C'est cela sa plus grande qualité. Elle prends les gens comme il sont, avec leur qualités, leurs défauts, et leur personnalité...



† Histoire † La lutte. C'est elle qui a mené la vie d'Ariane du début à la fin. La lutte contre la Vie, d'abord, elle qui refusait obstinément d'accepter Ariane dans son lumineux décors. Puis, une lutte pour la survie, une lutte à mort, entre elle et son frère, ce monstre. Mais commençons par le commencement.

Tout débute un pluvieux jours de Mars. Dans un petit hôpital d'une grande ville urbanisée, une femme hurle. Elle hurle la douleur qui l'habite, qui lui brûle les entrailles, ces démons qui lui dévorent l'intérieur. Ces démons, ce sont deux jumeaux. Des faux jumeaux, comme c'est si fréquent. Un petit garçon, qui naitra difforme, bossu à la naissance. Il y eut aussi une petite fille, une merveilleuse petite fille qui arracha un sourire à sa mère encore pantelante des douleurs de l'accouchement dès qu'elle la vit. Le père n'était pas là. Il était parti depuis bien longtemps, comprenant que cette femme qu'il croyait aimer avait fini par le haïr, lui, et son obsession du jeu.

"Papa ! Viens voir !" hurle une petite gamine de 5 ans
Le père accourt, redoutant ce qui aurait pu se passer. Mais la petite Ariane est là, toute fière de ce qu'elle vient de faire : tracer en lettres bancales et maladroites son nom, toute seule. Ariane est contente : elle perçoit dans les yeux de son père cette lueur d'amour qui lui est si particulière. Elle sait les reconnaître ces yeux, quand ils brillent doucement d'une larme d'émotion. Elle n'a que cinq ans, mais elle n'est pas sotte. Déjà, elle sait comprendre les gens avant même qu'ils n'aient ouvert la bouche.
Le père éclate de rire. Un instant il avait cru qu'Ariane était tombée, ou quelque chose comme cela. Il le sait, il est trop peureux. Mais jamais il n'aurait pu avoir d'enfant, s'il n'avait pas rencontré Sophie, la mère d'Ariane. Déboussolée par la perte de son mari, elle vivait dans un sale petit cachot immonde et sale, qu'elle louait une fortune à un vieillard libidineux. Elle et ses deux mômes, à peine âgés de cinq mois, avaient ému le coeur de cet honnête citoyen. Il avait décidé de les sortir de là. Sans intentions personnelles au départ, il s'était très vite découvert une passion douloureuse pour la sorte de clocharde au yeux fous qui le regardaient, hébétés, pendant qu'il leur expliquait qu'il avait trouvé un meilleur logement pour elle et ses rejetons. Oui, il l'aimait, il aimait Sophie d'un amour fou, passionnel, obsessionnel même. C'était la seule personne qu'il n'aie jamais aimé. Elle lui avait tout apporté, sans rien demander en échange : ses enfants, son âme, sa présence féminine.
Encore aujourd'hui, il avait peine à croire à un tel bonheur.

Ariane a 10 ans maintenant. A l'école tout le monde se moque de son frère. Ce qu'elle en pense ? rien du tout. Elle est tiraillée par l'envie de faire comme si elle ne connaissait pas cette créature vile qui se tient courbé du matin au soir, comme s'il ployait sous la masse de sa bosse ; et l'envie de serrer dans ses bras le corps gracile de son frère jumeau, car au fond, elle l'aimait bien. Jamais il n'avait hésité à la défendre, que ce soit contre ses parents, où contre ses camarades. Parfois même, il prenait les punitions des professeurs à sa place, se dénonçant lui-même comme le fauteur de troubles. Ariane vivait les soirs où ses parents lisaient le mot du professeur comme une véritable torture. Elle aurait aimé crier aux parents : "Arrêtez de frapper Maum ! C'est moi qui ai écrit sur le tableau pendant que le surveillant n'était pas là ! C'est moi qui ai renversé le sac de Martin par terre ! C'est moi ! Tout ça c'est moi !" Mais elle manquait de courage, et la raclé de son frère continuait...

Au lycée tout n'avait fait qu'empirer. Tout allait mal depuis de Maum s'adonnait au plaisir extatique des drogues. Il avait commencé à l'âge de 13 ans, et depuis, n'avait plus réussit à décrocher. Les raclés de plus en plus violentes qu'il prenait n'y changeait rien : il avait beau pouvoir à peine se coucher, le soir, tant sa peau recouverte de bleus le faisait souffrir, il recommençait le jour suivant, avec ses rails de coke, ses seringues. Il recommençait à se droguer, par volonté. Il ne voulait pas décrocher. Il voulait savoir jusqu'où son corps pouvait aller, jusqu'à quel point la mort refuserait de lui tendre les bras. Cela arriva un jour. Il prenait des doses de plus en plus fortes d'héroïnes, et il finit par faire une overdose. Ariane appela aussitôt les secours. Voir ce petit corps qui avait à peine grandit étalé sur le tapi, la bouleversa. Heureusement, les docteurs parvinrent à sauver le petit Maum. A 14 ans, il était déjà ravagé par la drogue. Les médecins conseillèrent d'urgence une cure de désintoxication. Mais le père, confiant en son autorité, refusa. "Je saurai bien le faire décrocher tout seul ce petit ! Par amour, j'irai jusqu'à lui casser les deux jambes, pour qu'il ne puisse plus marcher, et acheter cette foutue drogue ! ". Voilà la décision qu'il n'aurait jamais dû prendre.
Maum, il faut le comprendre voulait mourir. Il était prêt, et le souhaitait de toutes les fibres de son corps. Ariane, en refusant de le laisser supplier plus longtemps la Faucheuse, lui avait aussi refusé le salut qu'il implorait. Maum était las de la Vie, du regard des autres. Alors qu'il était presque parvenu à toucher du doigt l'au-delà, Ariane lui avait ravi son rêve. Il finit par la haïr. Une haine viscérale, aussi importante que l'amour qu'il lui avait porté. Tout cela se déroula en quelques semaines. Peu à peu, Ariane se coupa les doigts de plus en plus souvent. Elle ne le savait pas encore, mais c'était son frère qui aiguisait spécialement ses couteaux, pendant des heures, pour qu'ils coupent au moindre contact. Mais bientôt cette petite vengeance finit par ne plus le satisfaire. Il voulait qu'Ariane éprouve la même douleur que lui, le jour où il s'était aperçu que malgré tous ses efforts, il était encore en vie.
Il y avait un chien aux alentours de la maison. Un immense pittbull noir, qui avait des crocs immenses. Même ses maîtres avaient peur de lui. Maum, en revanche, aimait bien cette bête qui ne vivait que pour le sang. Peut-être que grâce à leur commune difformité, ils s'entendaient. Les deux monstres passaient parfois des heures ensembles, l'un allongé, la tête sur les genoux de l'autre. C'est pour cette relation étrange avec une créature dont tous les gamins du quartier avait peur qui lui avait valu une solide réputation de sorcier. Grâce à elle, les ados qui commençaient à devenir menaçant se tenaient enfin à une distance respectable de Maum. Le jour où son frère lui demanda de venir le caresser, Ariane refusa. Elle avait peur. Elle était terrorisée à l'idée que sa main puisse se poser sur une bête capable de déchiqueter le mollet d'un homme d'un seul coup de dent de mâchoires. Mais son frère insista. Il lui promit qu'elle n'avait rien à craindre, qu'il le tenait. Il savait parler au chien. Elle ne risquait rien. Absolument rien. Assez anxieuse, Ariane accepta tout de même, car elle avait une confiance absolue en son frère. Au moment où elle approchait du chien, celui-ci lui sauta dessus, hurlant à la mort. Elle eut à peine le temps de reculer. Le chien tentait déjà de la dévorer, comme un de ces vulgaire steaks que ses maîtres lui posaient dans sa gamelle d'une main tremblante. "Maum ! Aide-moi ! Vite ! Il va me bouffer !" C'est alors qu'elle aperçu le rictus qu'avait son frère. Elle comprit aussitôt : sans qu'elle sache pourquoi, celui-ci avait tentée de la tuer. Elle ferma les yeux, déjà prête à passer de la vie à trépas. Soudain, le poids qui reposait sur sa poitrine sur fit moins lourd, moins oppressant. L'étreinte des crocs se desserrait peu à peu. Enfin la masse noire qui la recouvrait se tacha de rouge, puis tomba sur le côté. Choquée, Ariane aperçut son père, avant de sombrer dans un profond évanouissement.
Lorsqu'elle se réveilla, la première chose qu'elle vit fut la face déçue de son frère.


"C'est lui ! C'est lui qui a ordonné au chien de m'attaquer ! Eloignez le de moi ! Il essaye de me tuer !"
La face immonde de son frère se tourna vers ses parents, avec un air désolé : "Elle divague encore"
"Non !!! Je ne divague pas ! Je vous jure qu'il a tenté de me tuer...
- Voyons chérie, réfléchit un peu : Maum a été le premier à nous appeler au secours. Sans lui, tu serais peut-être morte.
- Il croyait que je n'en réchapperais pas ! Oh... Je vous en prie ! Tuez ce monstre ! "


Ariane éclata en sanglots. Mais ce n'était pas la dernière, ni la moins virulente des attaques que lui porterait son frère. Il était passé maître dans l'art de duper les gens, et ses parents tombaient sottement dans son piège. Ils croyaient que sans lui la pauvre petite Ariane ne serait plus de ce monde. Mais Ariane, elle, savait. Elle savait qu'elle ne pouvait plus compter que sur elle pour survivre...

20 ans. Cela faisait vingt longues années qu'Ariane vivait. Elle avait déjà l'impression d'avoir vécu deux vies entières. Deux longues vies où elle devait sans cesse éviter les attentats de son frère. Celui-ci ne se droguait plus, ne fumait plus. Un véritable ascète, tout absorbé dans sa haine pour sa soeur. Pendant cinq ans, depuis la première fois qu'il avait tenté de la tuer, Mam était toujours resté dans l'anonymat. Mais aujourd'hui, il en avait assez. Il allait tuer sa soeur avec un couteau, puis allait se suicider. Cela pouvait paraître ridicule, mais il en était ainsi, il ne pouvait partir sans emmener sa soeur avec lui. Ariane prenait son thé, dans le salon du petit appartement qu'elle louait. Soudain, elle entendit un léger cliquetis. La clef qui tournait dans la serrure de sa porte. Son père, sûrement. Elle savait qu'il avait un double des clefs, mais jamais il ne passait si tôt d'habitude... Qui alors ? Au moment où elle comprit, il était trop tard : la porte s'ouvrait. Son frère. Elle le voyait avancer, tel une appartion, et ne pouvait faire un seul geste. Ce n'est que lorsqu'il leva l'arme qui servirait son crime qu'elle réagit : elle se leva brusquement, et mobilisant toutes ses forces, abattit sa théière sur la tête de son frère, d'un mouvement circulaire. Il s'effondra, la tempe en sang.
Ariane comprit : elle l'avait tué. Elle sombra dans la folie presque aussitôt, ne cessant de hurler :


"J'AI TUE MON FRERE !!! J'AI TUE MON FRERE !!! J'AI TUE MON FRERE !!!"


Elle fut envoyée le mois suivant dans le pensionnat Osaaki.
Par Iris
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus