Divagations diverses

Samedi 25 avril 2009

Avalon. Critique de film.

 


« Dans un futur proche. Pour combler un vide intérieur, certaines personnes s'adonnent à un jeu de réalité virtuelle, interdit. Les morts simulées ainsi que les émotions qu'il procure créent une dépendance. Certains joueurs travaillant en équipent parviennent même à assurer leur existence grâce à leurs gains.

Mais le jeu à ses dangers. Il arrive que les joueurs soient victimes d'une mort cérébrale. On les appelle les non-revenus. Le jeu tire son nom de l'île des légendes où repose l'âme des héros morts. Avalon. »


Ash est l'une d'entre elles. C'est une tueuse. Du moins dans Avalon. C'est une guerrière froide et solitaire, au visage fermé, qui ne dévoile aucune émotion. Peut-être parce qu'elle n'en ressent aucune. C'est une joueuse reconnue dans Avalon, une joueuse de classe A, la meilleure possible. Elle se connecte à Avalon grâce à un terminal, dans une salle qui lui est réservée, comme tous les autres joueurs, pour qu'elle puisse accéder à Avalon. C'est la seule façon connue de parvenir à intégrer cet univers fictif. Certains racontent qu'il en existerait d'autres... Toutes ces salles sont regroupées dans un immense bâtiment aux allures de prison insalubre, qui sert aussi accessoirement de réfectoire pour les joueurs. Nous sommes ici devant un bien étrange paradoxe, avec cette prison qui permet à ses détenus volontaires de s'échapper dans un autre monde, aussi horrible que le premier, mais qui possède au moins cet avantage indéniable de n'être qu'un pur produit de fiction... On tue pour tuer, car après tout ce n'est qu'un jeu.


Mais un jour, cette glaciale routine de guerrière de classe A est brisée par une étrange rumeur : il existerait une autre catégorie... Après. Une classe caché dans Avalon, une classe réservée au seuls joueur les plus douées, les plus talentueux. La classe spéciale A. Une classe que son ancien ami et compagnon d'arme, Murphy, est parvenu à intégrer. Pour cela, il faudrait tuer une sorte de fantôme, le Ghost, qui selon certains seraient un bug du jeu, tandis que selon d'autre il serait une sorte caractérisation de la volonté propre d'Avalon. Il faudrait pour cela une quantité phénoménale d'expérience, ainsi qu'être accompagné par un mystérieux prêtre, celui-la même qui suit à son insu Ash depuis quelque temps. Ce même prêtre viendra trouver Ash, pour lui proposer son aide. Ils effectueront une mission extrêmement périlleuse ensemble, afin de gagner la quantité d'expérience requise pour faire apparaître le Ghost. Dans un sombre tunnel, Ash se retrouvera face à face avec cette créature immatérielle, à l'apparence d'un enfant, et le tuera sans hésitation.


C'est ainsi qu'Ash accède à la classe spéciale A, aussi nommée par ses créateurs la classe réelle. Sa mission ? Tuer le non-revenu qui l'habite. Tant que cette tâche ne sera pas achevée, Ash restera prisonnière de la fiction d'Avalon. Le monde de la classe spéciale A ressemble trait pour trait à la réalité, peut-être même a-t-il une apparence plus réelle, en raison des couleurs vives qui le composent, qui s'opposent par contraste à l'atmosphère sépia qui constituaient la « réalité ». A cet instant du film, l'on peut se poser une question : et si Avalon n'était qu'une monstrueuse machination, un monde uniquement virtuel, où l'on ferait perdre aux gens la notion de réel et de fiction, pour pouvoir leur faire effectuer des missions dans le monde réel sans que ceux-ci ne réagissent, croyant simplement jouer une partie ? L'on comprend tout de suite le pouvoir manipulateur d'une telle arme, qui rendrait des caractères totalement soumis, uniformisés, en même temps que aptes au combat, entraînés dans un monde ultra-violent. Celui qu'Ash doit tuer est Murphy, cet ancien compagnon non-revenu. Ainsi, bien qu'« ayant la cervelle grillée » et reposant dans un lit d'hôpital, Murphy se tient droit devant elle, vivant, grâce à la magie du virtuel (ou de la réalité ?). Le dialogue final entre Ash et Murphy est vraiment splendide, car on comprend que le réel et l'irréel sont intiment liés, et que leur limite est fine, si fine et fragile, voir même totalement inexistante. Murphy mourra, et Ash réintégrera le monde d'Avalon, accueillie par ce même Ghost qu'elle avait tué.


Le réel est celui que nous choisissons comme tel. Voilà quelle est selon moi la morale de ce film où l'étrange est roi...



J'inaugure avec cet article ma première critique d'œuvre. Tâche ô combien difficile de rendre compte avec le plus de finesse possible toutes les émotions qui nous ont traversées alors que nous étions transporté dans un autre monde, par le talent d'un artiste. Autre monde... C'est exactement ce dont il s'agit dans Avalon, dans ce film étrange, où la réalité et la fiction finissent par se mêler, et qui semble nous dire que la limite entre ces deux mondes n'est pas si immuable que cela, et que la réalité n'est finalement rien d'autre que la partie immergée de la fiction.


Le film est doté d'une ambiance voilée, mélancolique, rendue à la perfection par une bande son merveilleuse, œuvre d'un compositeur japonnais reconnu, Kenji Kawai, ainsi que par une image vieillie, sépia. Bien que le thème étant un jeu vidéo ultra-réaliste et ultra-violent, très peu, voire aucune, scène choquante n'est présentée à nos yeux dans ce film. Ainsi, au cours des une heure et quelques quarante minutes qui composent ce film, l'atmosphère est rendue étouffante, écrasante même, par de nombreux silences pesants, ce qui n'est pas sans rappeler certaines pièces d'auteurs du nouveau théâtre, et exprime une vision très négative du futur...


Dans ce monde universellement sépia, rien, objectivement, n'a d'apparence réaliste. Tous les paysages sont des scènes désolées, dévastées, peuplées de nuages noirs de sombre augure, des lieux pleins d'ombres percés de rais de lumière fantastique. Certaines scènes sont même simplement répétée, par exemple lorsque Ash prend le tramway qui la ramène chez elle, ce qui dégage une impression d'un univers monotone, répétitif, dont la seule possibilité d'évasion est ce jeu ultra violent, où des personnes déversent leurs angoisses les plus sombres, leurs peurs les plus profondes.


Ash, le personnage principal, dont nous suivons la progression, tente d'accéder à la classe « spéciale - A » la classe suprême, la dernière classe du jeu, celle-là après même la dernière catégorie officielle. Cela ressemble presque à une tentative d'évasion, mais soumise à un paradoxe étrange dû au sens dans laquelle elle se déroule : cette fois, l'évasion se fait de la fiction vers le réel, et non plus du réel vers la fiction. En effet, la « classe spéciale A » (nommée aussi classe réelle, d'ailleurs...) est une classe qui semble plus réelle que le réel lui-même. En effet, au moment du film où Ash est parvenue enfin à accéder à la classe spéciale A en tuant un fantôme ayant l'apparence d'un enfant (symbolisant l'innocence ? L'imagination ? La pureté ? L'irréel ? Le réel ? ), nous quittons l'image sépia et vieillotte, qui donnait une certaine atmosphère hallucinée au film pour une image actuelle et vive, symbole même d'une fiction plus vraie que le réel même.


Le personnage du maître du jeu est lui aussi énigmatique. Celui-ci accueille Ash à chacune de ses visites au centre de réalité virtuelle, et donne l'impression de la connaître personnellement, tout en entretenant avec elle une relation protectrice. De plus, il semble tout connaître du jeu, mais ne peut rien révéler à Ash. Diverses questions peuvent alors se poser. Connaît-il réellement tout de l'univers d'Avalon ?  Où laisse-t-il seulement entendre qu'il est omniscient ?


« LE MAITRE DU JEU - Je te demande pardon, un maître de jeu ne doit pas intervenir.

ASH - Je voudrais te poser une question. Tu accèdes à Avalon grâce à un terminal, ou est-ce que tu fais partie intégrante du système ?

LE MAITRE DU JEU - Est ce vraiment important ? Tu ne peut pas vérifier. »


Personnellement, au vu de ces répliques, je pense que le maître du jeu est la représentation symbolique de Dieu, où il incarnerait la philosophie déiste de la divinité : Dieu a créé le monde, pour ensuite se détourner de sa création. Le maître du jeu... Dieu ? Le jeu... La vie ? Et l'on retombe dans les méandre insondables des limites que l'on perçoit dorénavant si fragiles entre le réel et la fiction. Dans cette hypothèse d'un maître du jeu divin, les questions de Ash semblent pouvoir porter sur l'essence même de Dieu : est-il une entité à part entière, qui accède à notre monde par un moyen particulier, « un terminal », ou est-il justement une partie ou totalité de notre monde, de notre « système » ? Si Dieu n'était pas une entité, mais la réalité, tout simplement, le monde dans lequel nous vivons tous les jours, que nous modifions par nos actes et par nos pensées ?



Bref, un film très intriguant. À apprécier, peut-être ; à voir, sans doute ; à méditer, sûrement.

Par C.I.M
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Mercredi 25 février 2009


black-out de mon blog contre HADOPI : une loi absurde, inapplicable et dangereuse qui met en péril le web français, l'innovation, et les libertés fondamentales



HADOPI - Le Net en France : black-out
Par C.I.M
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Samedi 15 novembre 2008
Eh bien ! Cela faisait longtemps non ? Voici un petit texte écrit après m'être fait décroché la machoire d'admiration après une première visite dans un planétarium. Sauvons les étoiles !










Les étoiles ont disparu. Oui, regardez bien au dessus de vos têtes. Vous ne voyez rien qu'une immense masse sombre et inquiétante, éclairée seulement par la lueur blafarde de la lune. Au fond de vous même, vous le savez, il manque quelque chose dans ce ciel dénué de toute poésie, de toute cette magie ancestrale qui a fait voir des licornes et des ourses à nos ancêtres dans un alignement de points totalement aléatoires. Que manque-t-il ? Vous le savez à peine, vous qui depuis tout jeune avez toujours vécu avec ce ciel d'encre, sans jamais admirer la beauté implacable de la nuit véritable, habillé de son manteau de soirée, celui qu'elle aime tant revêtir, avec toutes ses paillettes et ses fanfreluches. Mais sous cette nuit couleur d'encre, vous sentez un profond malaise s'insinuer dans votre cœur, si bien que vous n'osez même plus lever les yeux vers cette voûte désespérément vide, car vous savez que quelque part si les étoiles ne veillent plus sur les hommes, c'est parce que les hommes ne veillent plus sur leurs étoiles...

*ø*ø*


Quelques fois, si vous avez de la chance, vous pouvez apercevoir des points lumineux, au travers de l'épais nuage composé majoritairement de monoxyde de carbone, de dioxyde de carbone, et toutes les autres agréables espèces chimiques qui étranglent à petit feu notre si précieuse planète bleue. Ces points luisent faiblement dans le semi-jour nocturne alimenté par toutes les joies de la civilisation : néons hautement toxiques pour la nature, enseignes publicitaires, lampadaires en sur-nombres, qui éclairent vaillamment même les endroits les plus déserts. Et au milieu de toute ces lumières artificielles, les astres disparaissent, un à un, eux qui font toute la beauté de la nuit.

*ø*ø*


Mais ce qui est terrible, c'est que les hommes ne perçoivent pas cette disparition : ils perdent l'habitude de lever les yeux au ciel une dernière fois avant de dormir, simplement. Ils perdent l'habitude de savoir admirer les constellations, et de les apprendre à leur enfants. Ils oublient toutes les mythologies, si belles, si romantiques, si poétiques, associés à ces regroupement d'astres. Ils ne savent même plus la signification des signes du zodiac, eux qui tous les matins regardent en tremblant de peur un magazine qui leur prédit amour
ad viam aeternam avec une femme si belle que même Hélène  la Grecque l'envierai, argent coulant soudainement à flot, pouvoir devenu subitement si important qu'ils peuvent se considérer comme les maîtres du monde.

*ø*ø*


Alors oui, il faut faire quelque chose pour que les gens n'oublient pas que les hommes sont devenus bipèdes pour se rapprocher un peu plus des étoiles. Il faut leur rappeler cette vieille coutume qui veut que chaque lueur dans le ciel représente l'âme d'une personne passée de l'autre côté, et qu'en assassinant les étoiles, l'on tue nos ancêtres froidement, une nouvelle fois. Parce que la nuit à toujours représenté toutes nos terreurs, nos fantasmes les plus monstrueux, jusqu'où ira l'homme si l'on supprime la seule chose qui l'ai jamais autant terrifié qu'un autre homme ?

 

 

 

Iris




Par C.I.M
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Jeudi 10 janvier 2008
Maître corbeau sur un arbre perché.



Un corbeau, perché en haut d'un arbre, tempêtait, seul, dérangeant les passants de sa voix nasillarde, dissonnante et disgracieuse, à propos d'un bien étrange sujet.






    "    Evidemment, c'est un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre, et qui continuera à en faire couler beaucoup. Je ne prétends pas détenir la vérité. Je vais seulement tenter de vous exposer mon point de vue sur la chose. Aussi, soyez indulgents et permettez à un vieux corbeau de vous dire ce qu'il pense de la question. Oh, bien sûr, j'entends les esprits fermés s'écrier d'ici : "Mais faites taire cet oiseau de malheur ! Que connait-il du subtil et difficile art littéraire ?". Je le confesse, jamais je n'ai jamais étudié les lettres. La seule chose que je connais d'elles, ce sont les lignes que j'ai lues, et l'avis que je me suis forgé. Cela m'est bien suffisant.

    Ce sujet, c'est celui de la guerre éternelle entre les défenseurs des grands classiques de la (les) langues (pourquoi "grands" au fait ? Le sont-ils tant que cela ?), ces oeuvres très souvent indigestes pour le profane, généralement des monuments à eux seuls ; et ceux de la littérature de café, cette littérature pétillante d'ineptie et de stupidité, que nous aimons tant, cette littérature douce et légère qui nous fait rêver qu'un monde meilleur existe, et que nous pouvons changer le nôtre.
    Je pense que, pour faire simple, il faut impérativement éviter le piège terrible qui est de s'enliser inutilement dans une conversation aussi stérile et polémique que vaine. Aussi, nous aurons recourt à une comparaison concrète de la littérature, afin que tout le monde visualise bien ce que je veux tenter de faire comprendre. Nous comparerons la littérature à de la nourriture, même si cette image à le défaut d'être quelque peu garguantuesque... (d'ailleurs, cette comparaison n'est pas si sotte que cela... les livres ne sont-ils pas la nourriture de l'esprit ? Aussi, n'oublions pas cette expression si courante en français, qui confirme que nourriture et littérature sont liés : "dévorer un livre" !).

     Mais quel bon petit plat à l'odeur alléchante serait la petite littérature, et quel met à l'arôme distingué pourrait être la grande littérature ? Je pense qu'il est possible de comparer la petite littérature à un délicieux steak-frite, à l'odeur si alléchante qu'elle fait gargouiller sans aucune difficulté votre estomac, et monter votre salive à vos lèvres. Portrait attirant, n'est pas ? Nous comparerons aussi la grande littérature à des épinards, ce plat que bien peu d'enfants apprécient, cette sorte de masse verte à l'odeur nauséabonde, si bonne pour notre corps, aux dires des mères.
    Pourquoi ces plats ? Nous allons le voir tout de suite.
    Les épinards, qui sont cordialement haï par ces ravissantes petites créatures nommées enfants, sont essentiel au bond développement de notre corps, car ils contiennent des nutriments utiles à celui-ci, ainsi qu'une quantité calorifique raisonnée. Bien peu d'enfants apprécient à sa juste valeur ce plat, bien que durant de leur croissance, ils comprennent peu à peu tous les bienfaits que peuvent apporter ces repoussants légumes. La grande littérature agit selon le même principe : elle est essentielle au bon développement de notre âme de lecteur. Au fil des siècles, seuls les "meilleurs" auteurs ont su résister à la lame implacable de l'Oubli, certainement la plus efficace des censures inventées par l'Homme. Les enfants, et particulièrement les adolescents, n'apprécient généralement pas cette littérature s'étirant en longueur, en descriptions minutieuses des moindres détails, en caractères compliqués (n'oublions pas qu'ils font partie de la génération du Web, et que pour eux, tout doit aller vite, alors, soyons indulgents quand ils renâclent quelque peu à lire une description de plus de six pages !). Mais, l'âge venant, la Raison fait aussi son apparition dans le cerveau de ces "chères têtes blondes". Ils comprennent l'utilité de cette littérature qu'ils trouvaient assez indigeste et fade au goût, notamment pendant leurs études, durant lesquelles ils seront bien obligés de lire au moins quelques lignes des grands écrivains ! Petit à petit, ils en viendront même à lire des classiques de leur propre initiative, voir même à les recommander chaudement, en vantant leurs mérites, à l'instar de la mère cuisinant des épinards pour les adorables petits démons qui lui demandait simplement des pâtes...
    Etudions maintenant le cas de notre bon vieux steak-frites... Quel plats délicieux ! Il a beau être récrié pour son poids calorifique tout simplement énorme, on en mangerait à s'en "faire péter la panse" ! Tous les enfants adorent cela, et pour eux, le choix épinards/steak-frites est assez rapidement fait ! (sauf pour des raisons allergiques, mais cela n'est pas le noeud du problème sur lequel nous nous penchons...) Cependant, au fur et à mesure de leur croissance, ils comprennent que ce qui est le mieux pour leurs papilles gustatives n'est pas forcément le mieux pour leur estomac, et encore moins pour leur corps. Ils apprennent peu à peu à jouer avec ces plats à mauvaise réputation, pour alterner avec des plats plus conventionnels, et un peu moins nocifs pour leur équilibre alimentaire. De même la "petite littérature". Les enfants, dès qu'il s'agit de lire un livre, ne peuvent pas réellement se passer de ce met littéraire. Ils ne lisent, pour ainsi dire — dans la plupart des cas... — que cela ! Et c'est parfaitement normal ! Ils ne conçoivent pas encore les "méfaits" (l'idée de méfaits est somme toute bien relative...) que peuvent avoir ces livres sur leur intellect de lecteur. Ils le comprendront plus tard, après avoir goûté à l'arôme délicats des grands classiques. Mais pour l'instant, laissons-les se délecter de leur livre en paix, si c'est cela qu'ils aiment lire !

     Maintenant, je vais vous expliquer pourquoi j'ai écrit ces lignes (eh oui, c'est bien beau de donner faim aux gens, si c'est pour laisser le sujet dans le même état que nous l'avons trouvé...). Alors que j'errai sur l'immensité de la toile, et plus particulièrement un forum littéraire, j'ai lu des mots qui m'ont tout particulièrement choqué, et, touché au coeur dans mon âme de lecteur, j'ai décidé de réagir face à cette "menace" terrifiante que sont les idées que quelques-uns.
    En effet, quelqu'un sur ce forum pensait que la petite littérature n'était même pas digne d'être lue, et que seule la grande littérature méritait des lecteurs. Je suis resté quelques temps béat devant mon écrans, lisant et relisant ses propos, car j'étais sûr d'avoir mal lu. Lui qui se prenait pour un grand lecteur, uniquement parce qu'il se targuait de ne lire que des classiques ! Quelle honte, pour un lecteur, de se cantonner à un seul style littéraire ! Ne mangeons-nous qu'une seule sorte de plats ? Non ! Nous profitons de tout l'éventail gastronomique mis à notre disposition par la culture française ! Peignons-nous des toiles composées uniquement d'une seule teinte ? Non ! (sauf quelques exceptions...). Les peintres jouissent pleinement du choix qui leur est offert par la multitude des couleurs ! Et bien cet homme, fier de ne lire que ce qu'il qualifiait pompeusement "la grande littérature", n'était en fait qu'un lecteur borgne... Pire même, en plus de ne pas profiter pleinement de l'art qu'il prétendait aimer, il osait mépriser les lecteurs de la petite littérature !
    Je pense sincèrement que n'importe quelle personne voulant se prétendre bonne lectrice doit absolument lire tous les genres littéraires, au moins un livre de chaque sorte, pour se faire SON opinion, sans se soucier des avis des autres sur la question. Pourquoi refuser de profiter de chaque miette de ce succulent menu qu'est la littérature mondiale ? Même les livres pour enfants sont intéressants (d'ailleurs, certains ont même depuis accédé au rang de classiques incontournables. Un exemple ? Bien sûr. Les Fables de la Fontaine.). C'est pour cela que je trouve l'opinion de celui qui a choisi de se consacrer uniquement aux classiques, est aussi insensée que celle de celui qui à choisit de ne lire que de la littérature de comptoir. La littérature propose un si grand choix ! Toute une vie ne suffirait pas à les essayer tous.

    Alors, comme pour la nourriture, l'important, ce n'est pas de manger toujours équilibré, mais de varier les plaisirs : tantôt un petit plat succulent, accompagné d'un livre stupide au possible, pour nous détendre les neurones, tantôt un plat un peu moins bon, mais ô combien meilleur pour notre corps, suivi d'un grand classique, pour muscler quelque peu cette oisive matière grise !         "




le Corbeau.





Par C.I.M
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Jeudi 10 janvier 2008


    Un homme, que j'ai rencontré pendant l'une de mes errances de mortel complètement perdu, disait :





                               "On est toujours le petit con de quelqu'un... L'important c'est de l'être du moins de monde possible...





   Cette citation est si vraie ! On a beau vouloir être la perfection incarnée (ou du moins vouloir s'en approcher), il y aura toujours au moins une personne sur cette terre à vouloir vous dénigrer, vous rabaisser. Personnellement, je m'efforce de ne pas juger les gens, car je méprise véritablement ces personnes qui ne cesse de colporter les défauts de autres, avec cette air d'intérêt impudique marqué sur leur visage. Je ne juge ni en mal, mais ni en bien non plus... Comment faire pour avoir son opinion sur la personne alors ? Eh bien tout simplement, il ne faut pas en avoir. Uniquement agir selon ses "atomes crochus" comme disait l'autre, vous savez ces atomes qui font qu'une personne vous répugne dès le premier regard, où encore qui font que vous l'adorez.





    "Ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent". Ne jugez pas les gens. Acceptez-les comme ils sont, sans chercher à changer ce petit quelque chose qui vous exaspère, car c'est ce qui fait leur particularité. Si vous les changez, c'est que vous voulez les voir rentrer dans le moule universel de la conformité, qu'ils ne vous plaisent pas. Alors, cessez de les fréquenter, car il y aura toujours quelque chose en eux qui vous dérangera. Et si, enfin, vous parvennez à les rendre "parfaits" à vos yeux, vous n'aurez en fait en face de vous qu'une très pâle et fade copie la personne avec laquelle vous vous étiez lié d'amitié...
Par Guersande
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Lundi 7 janvier 2008
Une perle d'humour, piquante, drôle et acerbe à la fois, recontrée pandant mes errances sur l'immensité de la Toile.


"Dieu apparut en songe à un margoulin pour le récompenser de la première bonne action de sa vie. Mais le mariole, retrouvant sa nature première, essaya d'abuser de la situation par quelques questions tordues.
- Et pour vous, c'est quoi un siècle?
- Une petite seconde, répondit le Tout-Puissant.
- Et mille kilomètres?
- Bof, à peine un pas.
- Et un milliard de francs?
- Pas plus d'un sou.
Alors, se frottant les mains, notre petit combinard, sur un ton anodin, sollicita un tout petit sou de l'Eternel. Qui lui répondit du tac au tac:
- Attends donc une seconde que je délie ma bourse!"



Que dire ? Rien, au risque de gâcher le subtil goût de joie se diffusant dans votre bouche, et le léger sourire qui naît sur vos lèvres...
Par Guersande
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